Monday, April 30, 2012

Mémoire facultative : Marie de l'Incarnation - Optional Memorial




Une enfant émerveillée

Marie Guyart est née à Tours en 1599. Elle a une enfance heureuse dans une famille de petits commerçants. Si elle aime les processions et les prédicateurs, c’est pour leur côté théâtral. Elle est reconnue pour ses élans de charité : elle prend du pain à la boulangerie de son père pour le distribuer aux pauvres.

Une jeune veuve

À 17 ans, son père la marie à Claude Martin, un jeune homme de 18 ans qui tient un commerce de soieries. Marie Guyart a un enfant trois ans plus tard. Mais Claude Martin meurt d’une grippe. Le commerce fait faillite.

Le point tournant

En mars 1620, elle a sa première vision mystique. Pendant qu’elle marche dans la rue, elle a une absence. Elle voit du sang partout, celui de la Rédemption. Cette vision est d’une telle intensité qu’elle en restera marquée pour le reste de ses jours.

Du talent pour les affaires

Elle refuse de se remarier et s’installe chez sa sœur, mariée à Paul Buisson, propriétaire d’une entreprise de transport. Elle est d’abord domestique, cuisinière, puis prend de plus en plus de place dans l’administration de l’entreprise. Elle a le génie du financement et de la gestion du personnel. Elle élève son fils, mais ne lui manifeste pas d’affection.

L’appel du large

En janvier 1631, Marie Guyart entre au couvent des Ursulines, abandonnant ainsi son fils à une congrégation de religieux. En 1634, elle lit les Relations des Jésuites et rêve d’aller au Canada. Elle s’embarque en 1639, avec trois ursulines, un voyage financé par Madeleine de la Peltrie.

Un poste de traite

À l’arrivée de Marie de l’Incarnation, Québec est une bourgade de quelque 300 habitants mal logés, mal nourris et déprimés. Les sœurs s’installent dans une petite cabane. Très vite, les colons et les Amérindiens amènent leurs filles pour qu’elles reçoivent une éducation.

Une témoin de son temps

Après quelques années, le premier couvent en pierres est érigé sur le site du couvent actuel. Marie de l’Incarnation ne sort jamais de son cloître, mais elle sait tout ce qui se passe dans la jeune colonie. Elle est seule à saisir que la conversion des Indiens est une illusion. Elle pose un regard réaliste dénué de préjugés.

La force intérieure

Marie de l’Incarnation entretient son réseau grâce aux multiples lettres qu’elle écrit. Elle obtient ainsi du financement pour maintenir les activités de la congrégation. Elle n’est jamais émue, du moins en apparence. Elle mène une vie active : elle enseigne, elle cuisine, elle gère et elle conseille. Elle trouve l’énergie et la sérénité dans ses contemplations. Un personnage beaucoup plus riche qu’on ne l’a imaginé. [www.radio-canada.ca]

* * *

Seigneur Dieu, tu as conduit la bienheureuse Marie de l'Incarnation jusqu'a la contemplation du mystère de la Trinite, et tu as fait d’elle un apôtre au cœur de feu. Accorde-nous, par son intercession et suivant son exemple, de vivre en témoins de ton amour, pour que soient toujours plus nombreux ceux qui parviennent à te connaître, t’aimer et te servir. Par Jésus Christ.


* * * * * *




Marie de l'Incarnation, whose real name was Marie Guyard, was born in Tours in 1599.

She was the first Mother Superior of the Ursuline convent of New France.

A widow at the age of 32 with a 13 year old son, she decided to take the veil. She entrusted her son Claude to her sister, and took the name of Marie de l'Incarnation.

"One morning in 1631, my son was resigned to come with me. Walking with me, he made no mention of his affliction, but I could see the tears in his eyes. I felt as my soul being torn out of me, that I was being rent in two. But I allowed no emotion as God was dearer to me than all of that. And, leaving him to her hands, I laughed as I bade him farewell."

For eight years, she heard God's call in her dreams:

"There were great spaces, and in these spaces, a church enveloped in mists.

From the place in which we were there, there was a road to go down; it was exceedingly dangerous because of having terrible rocks on one side and awful and unguarded precipices on the other. The afflicted place I had seen was New France. I felt a very great inward attraction in that direction and an order to go there to build a house for Jesus and Mary. I was in consequence so keenly possessed that I gave my consent to Our Lord, and promised to obey him".

Responding to this call from God, she embarked for New France in 1639 with theplan to convert young Indians, leaving her son behind. She left with other Sisters of the Ursuline and Hospitaliere orders. A wealthy patroness also accompanied them, whose name was Madame Chauvigny de la Peltrie.

The crossing took three months.

Marie de l'Incarnation wrote: "I barely slept during the entire crossing. The pangs of my aching head were so severe that, short of dying, they could not have been worse. All aboard were ill due to the constant tempests. May God be blessed for the mercies He bestowed upon me during that time!"

On August 1, 1639, they arrived in Quebec. They were the first women missionaries in North America.

For several years, she corresponded with her son. She died in Quebec in 1672, without ever returning to her homeland. Her lengthy correspondence was a mixture of mystical writings and very enlightening accounts on life during the early days of the St. Lawrence colony. [Canada: A People's History/cbc.ca]


No comments:

Post a Comment

Post a Comment