Thursday, December 24, 2009

Christmas Eve/Veille de Noël: Message de l'Archevêque/Archbishop's Christmas Message

To the right of this page there is a link to a video with my Christmas video letter to family and friends, which may interest readers of this blog.

The letter below is a message such as I send out to the faithful of the Archdiocese for Christmas, Lent, Easter, other special occasions. It is in French and English and touches on Christmas in the Year of the Priest.

Ici bas, on trouve un message que, typiquement, j’envois aux fidèles de l’archidiocèse pour Noël, Carême, Paques, et autres occasions importantes. Elle touche sur notre célébration de Noël en cette Année du Prêtre.

A droite se trouve, en anglais, un message vidéo pour ma famille et mes amis, qui pourrait intéresser aussi les lecteurs de ce blog. Un message plus court en français se trouve sur la page d’accueil du site web diocésain (www.archottawa.ca): http://archottawa.ca/archidiocese/index_f.aspx?DetailID=123

LETTRE DE NOËL 2009 DE L’ARCHEVÊQUE

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Au moment de célébrer la naissance de Jésus, nous nous souvenons qu’en juin dernier le Pape Benoît XVI a proclamé une Année des Prêtres qui prendra fin à la fête du Sacré-Cœur de Jésus 2010 (11 juin).

Noël nous rappelle qu’en prenant notre humanité, Dieu poursuivait son plan de salut. Et lorsqu’il a quitté ce monde pour retourner au Père, le Christ a voulu que les prêtres poursuivent sa mission de salut dans l’Église. Le paradoxe divin est que Dieu choisit des êtres humains, faibles et fragiles, pour continuer aujourd’hui la mission de Jésus dans le monde.

L’épître aux Hébreux nous rappelle que dans le Christ « nous n’avons pas, en effet, de grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses; il a été éprouvé en tous points à notre ressemblance, mais sans pécher. »

En continuant, l’auteur décrit le prêtre humain comme « établi en faveur des hommes pour leurs rapports avec Dieu. Il est capable d’avoir de la compréhension pour ceux qui ne savent pas et s’égarent, car il est, lui aussi, atteint de tous côtés par la faiblesse et, à cause d’elle, il doit offrir pour lui-même aussi bien que pour le peuple, des sacrifices pour les péchés » (Hébreux, 4, 15-5, 3).

Ces dernières années, nous sommes devenus très conscients de la faiblesse et du péché des prêtres. Cela peut nous faire hésiter à avoir recours à leur ministère. Quelle perte, alors, pour nous et pour eux!


Au lieu de vous écarter, j’invite tous les fidèles de l’Archidiocèse à accueillir le sens de Noël et à célébrer l’Année des Prêtres par une confession individuelle en 2010, et à porter déjà dans votre prière le prêtre qui vous signifiera le pardon de Dieu.

Pour certains, ça sera la première célébration du sacrement de réconciliation depuis plusieurs années, peut-être même des décennies. Si vous avez besoin d’assistance, le prêtre que vous irez voir sera très heureux de vous aider.

Nous sommes convaincus que les effets d’une expérience sacramentelle de la paix de Dieu, dans le confessionnal ou la salle de réconciliation, peut apporter des bénédictions au pénitent comme au prêtre.

L’évènement de la naissance de Jésus illustre très nettement, c’est que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (Jean 3, 16). Cette vérité devient réalité dans l’absolution du prêtre donnée par le Christ à travers son frêle représentant humain : elle efface nos péchés.

Il est impossible qu'entendre les confessions et accorder le pardon du Seigneur ne touche pas le cœur du prêtre et lui rappelle sans cesse son désir, au moment de son ordination, de vivre comme agent de la miséricorde de Dieu.

À Bethléem, il y a des siècles, les anges ont annoncé aux bergers la nouvelle qu’un sauveur – celui qui devait enlever leurs péchés et les réconcilier avec Dieu – se trouvait dans un nouveau-né couché dans une mangeoire.

Les bergers ont été tellement remués par leur rencontre avec le Christ Enfant qu’ils l’ont raconté à tous ceux qu’ils croisaient. Ceux-ci furent émerveillés et dans l’admiration lorsqu’ils entendirent « ce que leur disaient les bergers » (Luc 2, 18).

Que notre rencontre avec la douceur de l’amour du Christ qui pardonne dans le sacrement de réconciliation nous aide à tendre la main vers ceux et celles qui cherchent la paix avec Dieu.

Le Saint-Père proclamera bientôt le Curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney, patron universel des prêtres, diocésains ou religieux. Ce faisant, le Pape a l’intention de souligner comment le ministère d’entendre les confessions renouvelle l’Église. Qu’il en soit ainsi pour notre Église d’Ottawa!

Ma prière, et celle de mes frères prêtres, est que la paix et la joie de Noël soient vôtres en cette sainte saison et pendant toute l’Année nouvelle.

Joyeux Noël!

Bien vôtre dans le Christ,

+Terrence Prendergast, s.j.
Archevêque d’Ottawa


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ARCHBISHOP’S CHRISTMAS LETTER 2009

Dear brothers and sisters in Christ:

As we celebrate the birth of Jesus, we note that Pope Benedict XVI has designated a special Year of the Priest lasting from this past June until the Feast of the Sacred Heart of Jesus (June 11) 2010.


Christmas reminds us, then, of God’s saving plan in becoming human. And that, on leaving this world to return to the Father, Christ wanted priests to carry on his saving mission in the Church. The divine paradox is that God wishes weak and fragile human beings to continue Jesus’ mission in the world today.

The Epistle to the Hebrews says that in Jesus “we have not a high priest who is unable to sympathize with our weaknesses, but one who in every respect has been tempted as we are, yet without sinning.”

When the author goes on to speak of the human priest he describes him as one “appointed to act on behalf of men in relation to God, to offer gifts and sacrifices for sins. He can deal gently with the ignorant and wayward, since he himself is beset with weakness. Because of this he is bound to offer sacrifice for his own sins as well as for those of the people” (Hebrews 4:15-5:3).

Recently we have become all too aware of weakness and sin in the priesthood. And that could cause us to hesitate to call on their ministry. What a loss that would be for us and for them!


Instead of drawing back, I invite all the faithful of the Archdiocese to grasp the meaning of Christmas and celebrating the Year of the Priest by making a personal confession in 2010, and to begin to pray now for the priest who will communicate to you God’s pardon.

For some this may mean the first celebration of the sacrament of reconciliation in years, perhaps decades. If you need help, the priest you approach will be only too glad to assist you.

However, the effects of a sacramental experience of God’s peace in the confessional or reconciliation room can, we believe, bring blessings to both penitent and priest.

What the Christmas story illustrates so vividly, that “God loved the world so much that He gave His only Son, so that everyone who believes in Him may not perish but may have eternal life” (John 3:16) becomes real in the priest’s absolution—the wiping away—of our sins given by Christ through his frail human representative.

Hearing confessions and granting the Lord’s forgiveness cannot but touch the heart of the priest and remind him constantly of his desire at his ordination to live as a communicator of God’s mercy.

In Bethlehem centuries ago angels announced to shepherds the news that a saviour—one who would take away their sins and reconcile them to God—could be found in a newborn baby lying in a manger.

The shepherds were so moved by their encounter with the Christ Child that they told everyone they met of what they had experienced. This stirred up wonder and awe in them as they heard “what the shepherds told them” about this Child (Luke 2:18).

May our encounter with the gentleness of the forgiving love of Christ in the Sacrament of Reconciliation help us reach out to those who desire to find peace with God.

The Holy Father will soon proclaim the Curé d’Ars, St. John Marie Vianney, as the universal patron of priests, both diocesan and religious. In doing so, the pope intends to underline how the ministry of hearing confessions renews the Church. May it be so for us in the Church of Ottawa!

My prayer and that of my brother priests is that the peace and joy of Christmas may be yours at this holy season and throughout the New Year.

Merry Christmas!

Sincerely yours in Christ,

+Terrence Prendergast, S.J.
Archbishop of Ottawa

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