Tuesday, November 25, 2014

THE FAMILY: VIRGINITY, MARRIAGE AND THE NATURE OF LIFE WITH GOD IN HEAVEN


La Famille: un colloque – Collège universitaire dominicain
Solennité de sainte Cécile, vierge et martyre – le 22 novembre
Conference on the Family—Dominican University College
Memorial of Saint Cecilia, Virgin and Martyr– November 22, 2014
[Texts: Revelation 11.4-12; Psalm 143 (144); Luke 20.27-38]


La virginité, le mariage et la nature de la vie céleste
[Textes :  Apocalypse 11, 4-12; Psaume 143(144); Luc 20, 27-38]

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Il arrive de temps en temps que des études viennent confirmer ce que les catholiques savent déjà. Je me souviens par exemple d’avoir lu, il y a quelques années, un article paru dans le Globe and Mail dans lequel l’auteur se servait de données de Statistiques Canada pour montrer qu’une pratique religieuse assidue pouvait s’avérer un ingrédient important dans la réussite d’un mariage (le 16 septembre 1998).

Cette étude qui a été réalisée il y a plus de quinze ans déjà,  a été corroborée  maintes fois depuis par des études semblables en provenance des États-Unis. Ces études ont également démontré que les personnes qui vivent pleinement leur foi sont généralement plus heureuses et en meilleure santé. La science vient donc confirmer  le bien-fondé de propos que l’Église soutient depuis longtemps !


Dans l’Évangile que nous venons d’entendre, Jésus nous fait part  de quelques vérités sur le mariage. Mais en réalité l’enseignement de Jésus porte davantage sur la résurrection, sur la vie après la mort, sur la vie céleste. Soyons clairs : Jésus ne ‘diminue pas’ l’importance du mariage. Ce qu’il nous dit c’est que le mariage – tout comme toutes les autres choses que nous faisons, comme tous nos autres engagements, nous prépare pour la vie à venir.

Christopher West (who was just visiting Ottawa in September) has been teaching the “Theology of the Body” recently in terms of our human desires.  We-always-want-more! For example, within marriage, sex is such a wonderful gift, it’s truly sacred, and yet even he admits, it’s never enough.  This desire for more is an innate yearning for something that nothing in this world can satisfy.  Whether we realize it or not, we are all hungering for heaven!  If you want to read more on that topic, a few priests in Ottawa have been strongly recommending Christopher West’s most recent book: Fill These Hearts: God, Sex, and the Universal Longing.


In the Gospel Jesus is connecting marriage with eternal life.  First of all, it’s important to understand the Sadducees.  The Sadducees were so “sad” (one could argue) because they didn’t believe in the resurrection of the dead, the immortality of the human soul, or in angels. 

Rather than belief in the afterlife, they held to a less developed notion that the Israelite people essentially lived on in their descendants.  So, if a man died without children, his brother was obliged to take his wife and have children by her; this also ensured the handing on of property within the immediate family.  Levir, the Latin word for brother-in-law, led to this practice being designated as levirate marriage (spelled out in Deuteronomy 25.5).

The Sadducees imagined relationships in heaven would continue as they had on earth.  Jesus quoted the Pentateuch to show that in heaven relationships change.  Biological families are no longer necessary in the family of God.  For the “children of the resurrection” no longer need to worry about continuing the family tree. 



Jesus' teaching about there being no marriage in heaven might seem liberating to those whose earthly marriages failed, were abusive, or simply unhappy.  But many might feel disappointed by this teaching if they have been blessed to experience lifelong marital intimacy and companionship.

One conclusion, then, is that Heaven—the world to come—will surprise all of us, even believers.  Regardless of the relationships we’ve experienced on earth, we know that in heaven our capacity to love and be loved will only increase!

***



Je voudrais prendre quelques minutes pour parler du synode sur la famille qui s’est ouvert en octobre et qui se poursuivra jusqu’en octobre 2015. Je veux d’abord vous féliciter et vous remercier de participer à ce colloque sur la famille. Par votre présence ici, par vos prières, vous témoignez de votre désir de répondre à l’appel de l’Église universelle qui veut faire de la famille « sa priorité numéro un » comme on dit.

« Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation » : Est-il besoin de se rappeler que tel est le thème du synode des évêques qui retient présentement notre attention. Parmi tous les commentaires qui nous parviennent d’ici et là, on dirait parfois qu’on a oublié que l’objet du synode est de voir comment nous pouvons évangéliser les familles, comment les familles peuvent être des lieux d’évangélisation et comment elles peuvent, à leur tour, évangéliser les autres. 

On dirait que tout le focus a porté jusqu’ici sur les défis que connaît la famille. Comme l’abbé Raymond de Souza  l’affirmait récemment : on dirait qu’il y a deux synodes, celui des médias et celui des évêques. Nous aimons bien les médias mais faudrait pas porter des jugements et tirer des conclusions en nous fiant uniquement aux reportages. Nous devons attendre les documents officiels, les documents finaux.

Archbishop Kurtz, president of the United States Bishops Conference argues that the Synod on the Family was never about changing the teaching of the Church on marriage, family life or sexual morality.  Rather, Pope Francis gathered bishops from around the world to hear about the various challenges facing families, and to come up with a merciful and loving way of encouraging Catholic families to be faithful and fruitful.


Pope Francis has told us that as Church we need “to receive the needy, the penitent and not only the just or those who believe they are perfect!” He has even gone further to state that we must not only welcome the lost, but go out and find them!

This Synod was called in response to a crisis in our time: the crisis of the family. In Canada and in the West our crisis is caused by ideologies which oppose the sanctity of human life and the institution of marriage and the family.  At the root of it is, as Pope Benedict called it, the Dictatorship of Relativism.  We don’t get to make the rules.  God makes the rules.  Or rather, God has designed us beautifully, and written his plan for our happiness in our hearts and on our bodies.  Another common error today is a false sensitivity or tolerance which suggests it’s good to allow people to continue down a dangerous path.  As if misleading people is somehow more loving. Pope Francis describes such an approach as “deceptive mercy,” a false mercy which bandages wounds but fails to heal them. 

The Holy Father ended this first portion of the Synod by beatifying Pope Paul VI – a heroic witness who wrote the brief but prophetic encyclical Humanae Vitae.  He was encouraging Catholics to continue in the 2000 year history of celebrating the gift of sexual fruitfulness.  Rather than resorting to contraception, Blessed Paul VI challenged us to find natural means for couples to be generous and responsible parents.

Please understand that I’m not here to condemn anyone.  Together we make up a Church of humble sinners who must constantly strive towards sainthood, even if we stumble along the way.  For all of us, God offers the gift of mercy, particularly through the Sacrament of Reconciliation, which we will have an opportunity to participate in later today.

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Les premiers chrétiens ont dû faire preuve de beaucoup de courage alors qu’ils se sont donnés pour mission de transformer un monde qui ne connaissait pas Dieu et qui avait à l’égard du mariage et de la moralité sexuelle des idées et des mœurs hélas bien semblables à celles qui prévalent aujourd’hui.

Quant à nous, nous sommes chanceux puisque nous pouvons jeter notre regard du côté de saints et de saintes comme sainte Cécile que nous fêtons aujourd’hui.

Quel modèle pour nous tous! Très jeune, Cécile consacra sa vie à Dieu et fit vœux de virginité. Ses parents la donnèrent en mariage à un jeune païen nommé Valérien.

Au soir du mariage, Cécile expliqua à son mari qu’elle était accompagnée d’un ange veillant sur elle. Valérien la respecta, se convertit et fut baptisé. Il en fut de même pour son frère Tiburcius. Lorsque les autorités romaines apprirent cela, les deux frères furent arrêtés et exécutés. Peu de temps après, c’est Cécile qui fut arrêtée. Elle fut condamnée à être enfermée dans la salle de bain de sa propre maison et à suffoquer par la vapeur. La chaleur et la vapeur n’eurent pas raison d’elle. 

Le préfet, en colère, ordonna de la décapiter. Le soldat envoyé pour la tuer perdit courage, et tout tremblant, la frappa à trois reprises, mais en vain. La loi romaine interdisant le quatrième coup, elle fut abandonnée gisant dans son sang. Cécile survécut trois jours pendant lesquels elle n’avait pas cessé de prêcher sa foi et d’encourager les pauvres.



Cécile mourut le 22 novembre de l’an 230. En 1599, Cécile fut inhumée dans la position exacte où elle expira, avec les doigts étendus, dans les catacombes de Saint Calixte avec, à ses pieds, les vêtements ayant essuyé ses plaies. Son exemple de pureté et de chasteté a été tellement fort que son nom a été inséré dans la première prière eucharistique.

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I would like to leave you with one final thought for families.  Perhaps some of you have seen the popular TV show “Blue Bloods” starring Tom Selleck and Donnie Walhberg.  It’s a police drama set in New York City.  The show centres on an Irish Catholic family.  Tom Selleck is the police commissioner.  His father the retired commissioner.  His children all work in law enforcement as an assistant district attorney, a detective, and a beat cop.  It’s refreshing to hear of a show that actually depicts the Catholic Church in a positive light.  


One thing especially worthy of note is that in practically every episode, on Sunday evening, the four generations of this Catholic family gather around the dinner table without the distractions of TV, smartphones etc.  They pray grace, share a meal, and spend quality time together. 

There have been recent research studies showing that children who grow up in homes where the family sits around a table and shares a meal at least five times a week are significantly less likely to end up with chemical addictions and involved in crime.  In general, they end up being more successful and live happier lives. 



The experts call it “table fellowship”. And isn’t table-fellowship what Jesus practiced with his disciples, at times with his opponents, with sinners whom he was calling to conversion?  It’s so simple, yet there are so many pressures (busyness, activities) pulling us away from doing what we as Catholics have always known to be good…long before the research was published.

That is why during this conference, we take the time as family to gather around the table of the Lord.  Most certainly we come with reverence before the altar of sacrifice.  But this is also the family dinner table where Jesus Himself nourishes us.  We bring our joys, our sufferings, and our intentions.  We come to pray together intimately for our own families and for our Catholic family worldwide. 

One day may God invite us to join him around his heavenly banquet table.

Photos of Mass: Paul Lauzon

Wednesday, November 12, 2014

MGR LEONARD ROCHON MORT

 

C’est avec regret que nous vous faisons part du décès de Mgr Léonard Rochon, p.h. décédé le lundi 10 novembre 2014 à l’âge de 91 ans.

Né le 7 février 1923 à Calumet, Québec, il a été ordonné prêtre le 2 février 1949 à la basilique cathédrale Notre-Dame d’Ottawa.   

L'abbé Rochon a exercé son ministère dans plusieurs paroisses de l’archidiocèse d’Ottawa et fut curé aux paroisses Marie-Médiatrice à Vanier et Sainte-Geneviève à Ottawa. 

L'abbé Rochon fut professeur d’enseignement religieux à l’École secondaire d’Eastview et animateur de l’équipe «Porte Ouverte »; directeur de l’Office de catéchèse, et fondateur et directeur de l’École des catéchistes d’Ottawa. 

L'abbé Rochon fut également directeur de l’Office provincial de catéchèse. Il fut responsable de l’éducation chrétienne au sein de la Conférence des évêques du Canada et coordonnateur adjoint de la visite du Pape au Canada en 1984-1985. 

L'abbé Rochon fut nommé prélat d’honneur en 1996 par Sa Sainteté Jean-Paul II; Mgr Rochon a pris sa retraite en 1998.


La famille recevra les condoléances à l’église Sainte-Geneviève au 825, avenue Canterbury Ottawa  ON  où Mgr Rochon reposera en chapelle ardente à partir de 13 h le vendredi 14 novembre 2014. 


Les funérailles suivront à 14 h 30 et seront présidées par S.E. Mgr Terrence Prendergast, s.j.

Souvenons-nous de lui et de sa famille dans nos prières.

Requiescat in pace.

Monday, November 10, 2014

BROTHER TERENCE GAINER SERVED AS ADMINISTRATOR



Brother Terence Arnold Gainer, S.J., 87, died peacefully in the Lord on November 7, 2014 at Rouge Valley Ajax-Pickering Hospital. He had been in Religious Life for 65 years.

Brother Gainer was born in Arthur, Ontario, the son of Albert Gainer and Rosalie Fahey, on July 24, 1927. He entered the Jesuit novitiate at Guelph on April 26, 1949. After first vows, he remained in Guelph as a tailor until 1955 when he moved to Montreal to work in the Loyola College bookstore. It was there that I met him in my first year of High School in the fall of 1957.

Terry was one of the first Jesuit Brothers to make the special brothers’ spiritual programme before final vows known as tertianship, which he did for three months in 1958 at El Paso, Texas. In 1959, he moved to Canadian Martyrs Residence at 2 Dale Avenue in Toronto to become Brother Socius (administrative assistant) to the Provincial.

Gonzaga High School in Newfoundland opened in 1962 and Brother Gainer was missioned there a year later as treasurer, and then minister of the community. He loved life on "The Rock" and remained there until 1974, when he became the assistant director and treasurer of Martyrs’ Shrine in Midland, Ontario.

Brother Terry returned to the Provincial’s Office in 1977 when he was made assistant treasurer of the Province. But that same year he had had open heart by-pass surgery and the prognosis was not encouraging. That he lived for several more decades is nothing short of a miracle. He suffered from minor health challenges which caused him to withdraw into himself from time to time over his life. 

In 1990, lay personnel moved into the treasury and Brother Terry went as treasurer to Manresa House in Pickering. During this stay in Pickering, he served at Martyrs’ Shrine during the pilgrimage season; in the off-season he was assistant to the superior at La Storta Residence, Pickering. Once his assignment at the Shrine ceased, he returned to 2 Dale Avenue in 1998 and worked in the Jesuit Development Office.

Increasing health and medical problems prompted Brother Gainer's move to the Rene Goupil House, the Jesuit Infirmary at Pickering in late 2008. Of a balanced temperament, Brother Terry was always interested in group gatherings and never failed to visit with his numerous cousins, friends and brothers in the Lord. For a few years he went weekly by GO Train and subway to help the Jesuit Development Office. He loved Jesuit retreats and jubilees and was always on the lookout for news and tidbits on various people or apostolates. 


His love for life, no matter how tenuous it might have been at various stages of illness, was an inspiration, not only to Jesuits, but especially to the lay staff. Often he was taken out to lunches by them and they regularly came to La Storta residence in Pickering for the weekend social and dinner.

Brother Gainer’s wake will take place at St. Ignatius Chapel, Manresa Jesuit Retreat Centre, Pickering, ON, this evening, Monday, November 10, 2014 from 7 to 9 PM (the Prayer Vigil will be held at 8 o’clock).

The Funeral Liturgy will be celebrated in St. Ignatius Chapel, at 10:30 AM on Tuesday, November 11; the burial will take place at 2:30 PM, at the Jesuit Cemetery, Guelph, ON.


Requiescat in pace.

Thursday, October 23, 2014

Curran's St Luc Marks 175 Years

La fête de saint Luc, évangéliste – le 18 octobre 2014
Le 175e anniversaire de la paroisse Saint-Luc, Curran, ON

Saint Luc, évangéliste : un témoin de la Joie de l’Évangile…
[Textes : Isaïe 52, 7-10; Psaume 144(145); 2 Timothée 4, 9-17; Luc 10, 1-9]




Les anniversaires sont des moments importants dans la vie des paroisses, comme ils en sont dans la vie des individus, des familles, des peuples.

Ils permettent de regarder le passé et de l’apprécier à sa juste valeur. Ils invitent à considérer le présent en discernant ce qu’il recèle de beau et de bon. Ils impliquent aussi un regard vers l’avenir. Les anniversaires existent pour stimuler le goût de vivre, d’aller de l’avant.

Au cœur des anniversaires des paroisses, il y a toujours une messe, une eucharistie.  Le mot eucharistie signifie action de grâce. L’eucharistie que nous  célébrons a donc pour but de rendre grâce pour l’histoire de votre paroisse. Pour toute l’histoire : celle d’hier, celle d’aujourd’hui et même celle de demain qui est à construire.

« Le règne de Dieu est tout proche de vous. » Ces paroles de Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui expriment notre reconnaissance pour tout ce que nous ont légué les fondateurs et tous ceux et celles qui ont poursuivi le travail durant toutes les années.


Il en faut de la générosité et du dévouement, il en faut du travail accompli dans l’ombre  et le plus souvent bénévolement, pour garder une paroisse vivante et rayonnante.  Merci, à tous les ouvriers d’autrefois et ceux d’aujourd’hui. Grâce à eux, grâce à vous, l’Évangile a été annoncé et il l’est encore. Les sacrements ont été célébrés et ils le sont encore. La pratique de la vie chrétienne  a été stimulée et elle l’est encore.

Il s’en passe des choses pendant cent soixante-quinze ans.

Il s’en est passé  des choses dans l’Église et dans la société.

Les deux ont beaucoup changé. Le passé des paroisses n’est jamais parfait. Leur présent non plus. Quant à leur avenir, nous ne savons pas ce qu’il sera. Mais nous rendons grâce pour tout, parce que tout repose entre les mains de Dieu parce que Dieu accompagne la marche des paroisses vers leur avenir comme il a autrefois accompagné la marche de son peuple vers la terre promise.

Frères et sœurs, dans sa bonté, le Seigneur vous a donné saint Luc comme patron. Permettez-moi de rappeler, en ce jour de sa fête, l’œuvre immense de celui qui est depuis 175 ans votre protecteur et modèle… 

En plus de son évangile, Luc est l’auteur du livre des Actes des Apôtres, livre qu’on  appelle parfois Les Actes du Saint Esprit. La somme de ses écrits constitue environ quarante pour cent du Nouveau Testament.

Tout un exploit !


L’évangile de Luc est unique à plusieurs égards. Il touche des thèmes et met en lumière des épisodes de la vie de Jésus que l’on ne retrouve pas dans les autres évangiles.

Cet évangéliste dont les écrits nous font voir la grandeur de la compassion et de la miséricorde de Dieu, nous présente le grand plan de Dieu à travers celui qu’il a envoyé rétablir les valeurs et l’espoir chez les humains, son Fils Jésus.

Dans ses écrits, Luc  souligne l’importance de la prière et de la foi, de l’action de l’Esprit Saint dans la vie de Jésus et de ses disciples. Il nous montre Jésus en prière lors des moments forts de sa vie. 

Luc nous dit qu’il ne peut y avoir de véritable conversion sans un changement dans notre comportement. Luc nous rappelle que Dieu a un amour préférentiel pour les pauvres, pour les affligés, pour les exclus, pour ceux et celles qui sont fragiles, malades, ou découragés; c’est d’abord pour eux que Dieu a envoyé son Fils sauver le monde. Luc nous parle aussi de la présence et de l’importante contribution des femmes parmi les disciples de Jésus.

Plus que tout autre évangéliste, Luc affirme le caractère universel du ministère de Jésus. Jésus est venu apporter son salut à tous les humains et non seulement à un peuple choisi.

Tout au long des Actes,  Luc parle de Jésus et du christianisme comme étant le chemin (9, 2). Suivre Jésus n’est donc pas quelque chose de statique; cela implique se mettre en marche, s’engager à le suivre, à le faire aimer, à le faire connaître.


Pour Luc, Jésus est le Messie, l’envoyé de Dieu, le Fils de Dieu qui fut enlevé au ciel pour retourner auprès de son Père (9, 51 et suivants) d’où il continue toujours, grâce à l’Esprit Saint, de guider son Église, jusqu’à son retour dans la gloire.

Dans l’exhortation apostolique La joie de l'Évangile, le pape François commence en disant : « l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus » (no. 1)

«L'Église «en sortie», est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l'initiative, qui s'impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent. » (no 24) 

Nous avons une bonne nouvelle à annoncer au monde… 

Désirons-nous vraiment devenir toujours davantage des disciples-missionnaires au cœur du monde ?

Alors que nous célébrons le Dimanche missionnaire mondiale et le 175e de votre paroisse…

Rappelons-nous qu’Évangéliser c'est dire ce qui nous fait vivre…

Pour parler de l'évangélisation le Pape commence par rappeler ce qui devrait être une évidence pour chacun, mais qui, comme ça arrive souvent pour les évidences, risque parfois d'être complètement oublié : c'est tellement évident qu'on ne le voit plus, qu'on n'y pense plus…


L'évangélisation ce n'est pas la transmission d'un savoir, d'une théorie, d'un système, d'une morale, c'est le témoignage de notre foi en Jésus Sauveur, c'est-à-dire le témoignage de la relation de confiance que nous avons avec Jésus.

François le rappelle en citant Benoît XVI : "À l’origine du fait d’être chrétien il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive". (no.7)

C'est pourquoi, précise le pape François : "J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui-même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui, parce que personne n’est exclu de la joie que nous apporte le Seigneur" (no.3)

Depuis son élection, le Saint-Père vient réveiller notre foi et notre amour du Seigneur, secouer nos tiédeurs et notre tranquillité, déranger nos pastorales peut-être un peu trop centrées sur l’entre-soi paroissial : « N’attendez pas seulement ceux qui frappent à la porte : pour être disciple, il faut sortir, partir comme Jésus le fit avec ses disciples !


Ne restez pas enfermés dans votre paroisse quand tant de personnes attendent l’Évangile : en partant de la périphérie, sortez pour chercher et rencontrer ceux qui ne fréquentent pas la paroisse ».

Sinon prévient-il « lorsque nous nous enfermons dans nos paroisses avec ceux qui pensent comme nous, l’Église est en grand danger, elle tombe malade » et nous tous avec !

Votre paroisse a cent soixante-quinze ans. Elle n’est plus ce qu’elle était. Elle n’a pas à redevenir à ce qu’elle a été. Regardez en avant. Allez de l’avant.

Continuez à travailler avec les paroisses de votre regroupement, de votre unité pastorale… c’est une source sûre pour l’avenir de l’Église dans votre région.


 Soyez chaque jour des chrétiens et des chrétiennes dignes de ce nom. Faites honneur à Dieu en vivant dans la joie et dans l’espérance. Dieu vous bénira. Il vous fera porter du fruit. Et n’oubliez pas : il compte sur chacun et chacune d’entre vous pour relever les défis du temps présent et construire l’Église qui vient.



Jésus ne nous demande pas de convaincre, de prouver… mais de témoigner avec joie de notre foi. Il nous invite à être des chrétiens audacieux, joyeux de croire, et qui donnent envie de le devenir.


Que nos visages révèlent à nos frères et sœurs la joie du Christ ressuscité! Et rappelons-nous que Jésus nous fait don d’une force intérieure, celle de l’Esprit Saint, qui nous permet de nous mettre toujours en marche pour la mission qu’il nous confie!


Photos: Suzanne Lalonde

Tuesday, October 21, 2014

Messe dominicale: la Paroisse allemande de St. Albert, Ottawa

St. Albertuspfarrgemeinde—Ottawa, ON
Twenty-ninth Sunday in Ordinary Time (Year “A”)
World Mission Sunday - October 19, 2014


                                           MISSIONARY DISCIPLES FOR TODAY
[Texts: Isaiah 45.1, 4-6 [Psalm 96 (95)]; 1 Thessalonians 1.1-5; Matthew 22.15-21]

Dear brothers and sisters in Christ:

Your parish has been in the forefront of my thoughts this week. Members of the parish very kindly prepared and served an “Oktoberfest” luncheon at the Diocesan Centre for our Pastoral Day on Thursday. This weekend you have been holding your “Laienseminar” on the vision of Pope Francis for our Church guided by Msgr. Norbert Blome from the German Diocese of Ulm.  I thank him for his presence in our midst and I thank you and Fr. Schoenhammer, your pastor for your kindness and service in the Archdiocese.


During his second missionary journey, Paul had a vision of a Greek calling out in the night, “Come over to Macedonia and help us!” (Acts 16.9)  It was a key moment in the spread of the gospel—from Asia to Europe. 

Paul, Silvanus and Timothy sailed from Troas to Macedonia and came to Thessalonica.  Readers interested in what happened there, and after Paul was expelled from the city, may read about it in Acts 17.1-18.11.

Paul's letters to the Thessalonians were efforts to keep in touch with the church he left in a hurry.  In them he recalled his teaching and comforted them.  Paul told them how all they experienced was part of God's plan and helped them deal with suffering. 

Above all, he helped them cope with the death of some of their friends—their “brothers and sisters in the Lord”. He offered them a vision of what would happen at the Lord Jesus' coming in glory.

Thessalonica was religiously diverse.  The Romans obliged their citizens to worship the empire and the emperor as divine; archaeologists have discovered there a temple to the goddess Roma and coins of Julius Caesar and Augustus inscribed with divine titles.

As in other Greek cities, Thessalonica had “mystery” religions espousing the cult of Dionysus and Serapis.  In such mystery religions, worshippers celebrated a ritual ceremony of the deity's dying and rising in order to share in divine life.  As in major cities of the empire, there were likely a few Jews in Thessalonica, too, though no synagogue has been found.

Paul shared with the Thessalonians the good news that God had raised Jesus from the dead.  Paul says they believed his message—taking it to be God's Word—and “turned to God from idols, to serve a living and true God” (1 Thessalonians 1.9-10).


Their sincerity in becoming believers was palpable, so Paul made deep friendships with them.  Suddenly, though, persecution broke out and after a few weeks he had to leave them.  As they parted, Paul wondered how their faith would turn out. Would they go back to former ways? Or would they stick with their new convictions?

Paul worried and told his Thessalonian friends of his anxieties.  Meantime, he sent them a letter—the First Epistle to the Thessalonians—which scholars think is the first New Testament document put into writing, around the year 51. For a few weeks the second reading will be from this Pauline composition.

Paul was both a talented letter-writer and a brilliant teacher.  He knew the viewpoints of the “idea people” of his day. Some of these were known as Epicureans, Stoics and Cynics.  We know that the exponents of these “life-styles” wrote treatises in the form of letters.  Perhaps Paul wrote letters in imitation of them.

We do not know how these teachers went about their business, but it appears they held themselves up as models for their students, as we see Paul doing in First Thessalonians (2.1-12; 2.17-20; and 4.1-2).  These secular philosophers thought the best way of coping with life was to show little in the way of feelings.  Unlike them, Paul's approach was full of passionate expressions of fondness for his fellow believers.


Paul heard that the Thessalonians were grieving over the death of their friends, which gave them personal anguish.  Paul told them he had experienced similar pain when his relationship with them was cut off unexpectedly as he fled for his life (2.17-20). 

Christians believe in God and in Christ's resurrection.  Still, separation from a loved one, seeing a loved one suffer, losing someone to death—all are painful, disturbing experiences.  The question for disciples, then, is how faith, hope and love help one to approach these realities. 

These days, we cannot help but reflect on elements in society that seek to hasten death and mourning. This week, the Supreme Court heard proposals to allow and to prohibit euthanasia and physician-assisted suicide (PAS). The proposals for euthanasia and PAS oppose the Christian precepts on the gospel of life from conception to natural death.


Let us pray earnestly that the Supreme Court justices will choose wisely the path of affirming life. May their rulings encourage the Government of Canada to foster palliative care so that people will not fear pain and suffering in their last days. Canadians near the end of life should receive sound medical care and the consolation of family and friends at their side.

In a way, this kind of debate (and others such a law restricting abortion, objection to safe-injection drug sites, dealing with prostitution) raises the question of the relation of the spiritual and temporal realms, issues of church and state.

The gospel today shows us that we are not the first to deal with this relationship; it was there in the time of Jesus.

In an earlier passage in the gospel of Matthew, Jesus had expressed willingness to pay the Temple tax to avoid scandal (Matthew 17:4). Now we learn that he was not unwilling that the poll tax be paid to Caesar (“Give, therefore, to Caesar the things that are Caesar’s...').  But Jesus went a step further when He added, “And to God the things that are God's”.

This claim, we should note, is all-inclusive, for God's image and likeness are found inscribed on all God's subjects.  Therefore, all of a believer's life should be rendered to God, while only a paltry coin is owed the civil ruler.


The role of religion or the Church in politics is always a contentious issue.  What is clear is that Christian citizens have a right to participate in the secular realm and its political processes.

Religious persons and the Church, then, are duty-bound to remind civic rulers of the dignity of the human person, who bears God's image and likeness.  This significant truth will have wide repercussions in spheres such as health care—from the moment of a person's conception to one's natural death—as well as in areas such as education, corrections, taxation and, indeed, all manner of social policy.

Our Holy Father, Pope Francis, says that all of us who have been baptized must be today “missionary-disciples”. A “disciple” is one who learns every day from Christ, through prayer, reading the Scriptures, serving the poor and in so many other ways. 

And we become a “missionary” by taking our faith into the public sphere and sharing the joy of the gospel—of having come to know Jesus Christ in an intimate and personal manner—and telling others about him and how he guides our families, our work, our social activities.



Here is a way of understanding our taking up the challenge of World Mission Sunday. We realize that the missionary lands have come to us in the many immigrants from so many different cultures; but also that our own Canada has become a missionary land. And the role of being a missionary disciple belongs not only to the clergy but to every one of the baptized. We in the Catholic Church need to learn how to do this, but first of all we must hear the challenge to take up the task.

Today in Rome a missionary pope of the last century, Giovanni Battista Montini (Pope Paul VI) was beatified. He has gone down in history as the pope who steered to its conclusion and implemented the Second Vatican Council.  He was the first pilgrim pope, the pope who gave away the triple crown with its symbol of temporal power, a man who was very much misunderstood during his lifetime.

Highly cultured, spiritually rich, humble and respectful of others whoever they might be, open to dialogue, he loved and served the Church and humanity and now may be viewed as a role model.

He wrote a number of encyclicals, including ones on social development, on devotion to Mary, on joy, and most famously, his last encyclical in 1968 Humanae Vitae, which upheld the Church’s ban on artificial contraceptives, which divided and continues to divide the Church.


In his earlier encyclical Evangelii Nuntiandi, Pope Paul famously said that the modern world listens more readily to witnesses than to teachers, and it listens to teachers if they are also witnesses to the encounter they have had with Jesus and the joy and transformed life that such an encounter brings.

May we all grow in our capacity to be witnesses to the Good News and how it has touched us and so live out the challenge offered to us on World Missionary Sunday to become ever more credible missionary-disciples in the mold of St. Paul and his relationship with the church of Thessalonica and of Blessed Paul VI, a pope with a missionary’s heart. 

Photos: Heribert Riesbeck